Le respect...

Je ne tiens pas à faire de grands discours politiques. Tout le monde connaît mes positions sur ce sujet. Positions que je ne changerai pas, et que j'affirme. Ce que j'aime dans la politique c'est l'idée d'une construction de sa propre opinion par le dialogue avec autrui.

Ce qui m'insupporte dans tous vos pseudos, ce qui m'insupporte dans tout ce que vous dîtes, c'est votre étroitesse d'esprit. Plutôt que de tenter de comprendre pourquoi M. Sarkozy a 30% des votes, de comprendre comment Bayrou, candidat de centre tout droit venu de la droite a pu obtenir 18%, pourquoi M. Le Pen continue a recueillir toujours plus de 10% des votes, ou de comprendre quelles raisons ont poussé certaines personnes à voter pour Ségolène Royal, vous vous contentez de dire : "Les autres sont des cons." Dans ces cas là, vous considérez que la moitié de la population française est constituée d'abrutis finis. Ne pensez-vous pas que c'est votre étroitesse d'esprit qui est pure connerie ? Ca vous flagellerait les oreilles d'écouter ce que les autres ont à dire ? Ce qu'ils pensent, pourquoi ils le pensent ? Plutôt que de rester sur vos idées soit-disant fixes, alors que comme tout le monde vous avez hésité, pourquoi ne pouvez-vous pas vous imaginer dialoguer avec quelqu'un qui a un avis contraire ?

Ce que je trouve le plus passionant en politique c'est la grande possibilité d'échange. S'il y a des idées si différentes, il y a des raisons. Et pour moi... Les cons ne sont pas ceux qui n'ont pas voté pour notre candidat. Les cons ce sont ceux qui critiquent le choix des autres. Votre étroitesse d'esprit m'oblige à fermer le mien. Je suis pour le dialogue. Mais pas avec ceux qui le refusent. Je respecte tous les partis, mais ne peux pas respecter ceux qui jugent sans tenter de comprendre.

J'attends maintenant beaucoup de cette campagne de second tour. Je veux être convaincue d'avoir fait le bon choix. Et j'espère qu'enfin les sujets seront abordés dans une réelle profondeur, que de véritables solutions seront proposées, pour que tout changement puisse passer par le dialogue et le débat.

# Posté le dimanche 22 avril 2007 16:04

Modifié le lundi 23 avril 2007 15:08

... Les relations ...

J'ai toujours fonctionné par période. En ce moment, je suis en période photo. Mon appareil me suit partout... Et je compte demander à deux ou trois amis de poser pour moi. Il y a des idées que je ne peux pas réaliser seule. J'ai pris cette photo sur un coup de tête. Une de mes peluches qui trônent sur le meuble qui fait face à mon lit. Un click, et c'est dans la boîte. La magie de la photo. Allez savoir pourquoi mon couple Diddl, Diddlina m'inspire depuis quelques années l'image du coup parfait. Cependant, ma vision de l'amour a beaucoup évolué sur l'année qui vient de s'écouler. Je pourrais dire sur les années qui viennent de s'écouler. Mais en fait, j'ai eu un super échantillon en un an, donc je m'en tiendrai à cette année. Des histoires dont on sait qu'elles ne dureront pas, mais durant lesquelles on apprend tellement du sexe opposé qu'on voudrait qu'elles durent un peu. Des histoires qui nous redéfinissent ce que j'appelle « le langage vitriolé ». Des histoires auxquelles on croit. Où l'on aime. Vraiment. De tout son c½ur. Ces histoires où l'autre nous demanderait la lune que nous tenterions de grimper sur un escabeau alors que l'on a le vertige pour aller lui décrocher une ampoule en expliquant à la personne aimée que c'est tout ce que nous pouvons faire pour le moment. Ces histoires où l'on s'abandonne corps et âmes. Ces histoires où au final l'autre nous abandonne là où il nous a trouvé... Dans un bar, au centre de Paris. Où les mêmes serveurs ont assisté à votre rupture et où ils vous proposent un chocolat chaud gratuit pour que vous vous arrêtiez de pleurer. Ces histoires où vous vous donnez encore à l'autre alors qu'il n'a plus besoin de vous. Ces histoires dont les images heureuses vous hantent et vous paraissent par la suite si hypocrites. Ces histoires dont vous déchirez tous les témoignages. Sauf ces deux lettres devant lesquelles vous pleurez quand vous les retrouvez par hasard dans un de vos livres favoris. Ces histoires qui font si mal quand vous y repensez et que votre baladeur décide de vous passer : « Je voudrais la connaître »... Ces histoires après lesquelles vous devez vous reconstruire pour tenter de vous en sortir... Pour tenter... De continuer à vivre normalement.
Toutes les histoires nous marquent à leur manière...
... Les relations ...

# Posté le vendredi 27 avril 2007 17:16

... Un livre ...

Vous pouvez penser si vous m'avez suivi à travers mes différents blogs que décidément, j'ai de nombreux coups de coeur littéraires. Mais en général, j'ai un coup de coeur pour un livre parmi un trentaine. La littérature est une drogue, et j'assume ma dépendance.

Cette fois-ci, il s'agit de "Cette vie ou celle d'après", pas forcèment le livre le plus connu de M. Signol. Un résumé ? Celui du livre fait très bien l'affaire : C'est dans les solitudes du Vercors, son pays natal, que Blanche a décidé de se retirer. Quarante ans auparavant, elle s'était pourtant juré de n'y jamais revenir... Blanche était institutrice. Un beau métier, conquis de haute lutte, rêvé dès l'enfance par une petite fille devenue orpheline à quatorze ans. Peu avant la guerre, elle avait rencontré Julien, un charbonnier illettré. Jour après jour, elle lui avait appris l'écriture et donné le goût des livres. Il lui avait appris à aimer. Quand la guette avait éclaté, ils avaient rejoint la Résistance et leurs destins s'étaient scellés à jamais.

Même si l'on sait ce qu'il va se passer... Le style de l'écrivain, l'échange entre passe et présent, l'histoire, la sensibilité de Blanche, tout peut nous toucher. Tout m'a touché. Cette quête de bonheur dans un métier, l'apprentissage de l'amour, les camps de la seconde guerre mondiale, la mort... Réapprendre à vivre... J'ai pleuré un nombre incalculable de fois sur ce livre, et il m'a fallu une énième relecture avant de me décider à en parler. Il se lit vite, et il touche vraiment... Et pour longtemps.
... Un livre ...

# Posté le mardi 08 mai 2007 13:32

"Les promesses qu'on s'étaient faites quand on était enfant..."

Quand on est petit, on rêve d'être grand. Et qui n'a pas entendu ou prononcer : "Quand je serai grand(e), je serai...". Ce ne sont pas des paroles lancées en l'air. En général, c'est la voie qu'on aimerait suivre...

Quand j'étais petite, je me disais : "Quand j'aurai presque 20 ans...Je serai institutrice, je serai avec un amoureux qui m'aime, ma meilleure amie et moi on sera comme Rox et Rouky, je serai aussi présidente de la République, je vivrai dans une maison à côté de chez Maman et Papa, il y aura des oiseaux autour de moi comme Blanche Neige, et le téléphone ne sonnera plus jamais pour m'annoncer ces mauvaises nouvelles."

J'ai presque 20 ans. Le métier que je désire faire a changé de nom, et s'appelle maintenant professeur des écoles, ça fait moins rêver. Et il me reste encore 3 ans d'études minimum à faire. Je suis bien loin d'avoir trouvé mon amoureux et j'erre de désastres sentimentaux en catastrophes amoureuses. Ce n'est plus la même meilleure amie, parce qu'on a tous grandi, et N'Anne et moi c'est plutôt la Lune et l'Etoile que Rox et Rouky. Le parti pour lequel j'ai voté n'a pas gagné les dernières présidentielles et notre actuel président m'a toujours filé la nausée à cause de toute l'hypocrisie que j'ai l'impression de voir sortir par les pores de sa peau. Je vis chez mes parents, et non à côté, j'ai enfin laissé tomber le complexe d'Oedipe, mais ça n'aide pas à avoir des relations plus simples, bien au contraire. Je ne suis pas Blanche Neige, les seuls oiseaux qui m'approchent sont des pigeons unijambiste (Ils se mangent les pattes en hiver quand ils ont froid), et vous conviendrez que le roucoulement des pigeons n'a rien à voir avec les oiseaux de Blanche Neige; je ne suis pas non plus Cendrillon, je ne parle pas aux souris. Le téléphone sonne toujours. Et chose qui n'a rien à voir je suis en train d'écouter : "Come here, Feel me, Touch me, Like me, Lick me, Bite me, Suck me, Fuck me"

Ce n'était pas comme ça que je m'imaginais. Ma vie ne sera certainement jamais comme j'aurais aimé qu'elle soit. C'est comme ça. J'ai plutôt bien retenu les leçons. J'avance cahin-caha. Entre-temps, j'ai développé mes lectures, et suis passé des Disney et de Fantômette à Mme Bovary et aux Fleurs du Mal. Alors, là, ma vie je sais comment je la veux. Je sais que je n'empêcherai jamais mes petites blessures de saigner, une cicatrice se voit toujours. Je sais qu'on peut connaître des petits bonheurs. Alors, ma vie, je la veux comme un roman. Je n'empêcherai pas les grandes souffrances, les séparations, elles ne sont pas de mon ressort. Alors... Je serai une de ces héroïnes trop sensibles qui n'ont pas une vie facile, mais qui s'en sortent toujours. Même si elles ont parfois envie de tout laisser tomber. Parce que dans le fond, ce sont ces héroïnes qui souffrent le plus qui connaissent aussi les plus grandes joies. Je serai une des ces héroïnes-là. Parce que je veux continuer à croire à certaines promesses que je me suis faite quand j'étais enfant. Certaines promesses qui me tiennent vraiment à coeur et auxquelles je ne donnerai aucunes dérogation. Ce sera mon exigence. C'est mon espoir. Alors je m'y accroche...

"Quand je serai grande... Je vivrai de façon entière, éhontée et hantée... Quand je serai grande... Je serai une héroïne de romans."
"Les promesses qu'on s'étaient faites quand on était enfant..."

# Posté le jeudi 10 mai 2007 10:05

...Les souffrances féminines... Chapitre 1...

Un homme ne se rend pas compte des milles et une souffrances féminines tant qu'il n'y a pas goûté lui-même.

Aujourd'hui... Premier chapitre... : Les talons hauts.

Si j'ai choisi ce thème c'est parce qu'aujourd'hui mes petits petons tout mignons souffrent atrocement. Une femme en talons, c'est plus "classe" qu'une femme en baskets... Une femme en talons, ça entretient le fantasme des hommes pour mille et une raisons esthétiques. Ca fait de jolis molets élancés, ça met la jambe en valeur. Ca annonce un joli coup de pied féminin (Le coup de pied, c'est la forme que prend celui-ci quand on se met en pointes.) toujours très agréable à regarder. Ca met en valeur les chevilles, et surtout... Comme dit plus haut, ça rappelle aux hommes le côté "femme", qu'il s'agisse du fantasme de la femme d'affaire ou de l'institutrice à chignon. Voilà les points positifs des talons.

Un talon fin, ça se coince partout. Dans les marches en ferraille trouée du métropolis, dans les espaces entre les bois de la BNF, dans les rainures des tapis roulants.
Un talon, ça oblige à tenir le dos autrement, et au bout d'un moment, ça fait vraiment mal dans le bas du dos.
Un talon, ça oblige le pied à s'appuyer sur les orteils qui dans ces nouvelles chaussures à mini-bouts ouverts virent au rouge saignant ignoble.
Un talon, ça oblige le pied à frotter sur le bas de la chaussure, et ça fait de la corne immonde.
Un talon, pour danser, c'est joli... Mais le lendemain, vous souffrez tellement que vous n'arrivez plus à poser le pied par terre, et une fois que vous commencez à marcher, vous avez l'impression que le sol s'est transformé subitement en tapis de pointes de fer.

Avant de nous demander de porter au quotidien, 24h/24, 7j/7 des talons hauts, chers messieurs, tentez donc d'en porter une paire toute une journée.

J'aime les talons, je suis accroc aux talons... Je suis fan de chaussures comme tout le monde le sait, et je me sens à l'aise sur mes talons hauts.
Mais, là, j'ai tellement mal aux pieds de ma nuit du vendredi et de ma journée du samedi, que je me dis que j'aimerai bien qu'on m'offre une grosse paire de charentaises.

Liste non-exhaustive de magasins : San Marina [Mon paradis (l)], Minelli et André sont mes magasins fétiches. Mais à 70¤ la paire, ça ruine vite. Parfois à H&M, nous trouvons de bonnes surprises. Sinon, pour ce que j'appelle les achats de secours ["Hiii, j'ai une énorme ampoule à l'arrière du pied ! Je ne peux pas faire deux pas sans m'en plaindre"], vous avez toujours Miss Coquine & co du côté de Châtelet.
...Les souffrances féminines... Chapitre 1...

# Posté le dimanche 13 mai 2007 09:19

Modifié le mardi 22 mai 2007 16:36