...Les souffrances féminines... Chapitre 4...

Juste un détail... Sur un article précédent. Si ça sert de connaître le nom. A l'hôpital, les gens sont enregistrés sous leur nom. On ne peut pas sans un nom se tenir informé de l'état de santé de la personne...

***

Bon. Un article sur le rapport entre la femme et la nourriture. Juste une ébauche. Sur les quelques points que je connais ou que j'ai rapidement étudié.

Le rapport entre le femme et la nourriture a toujours été complexe. Il faut être lucide. La femme et son poids suit les diktats de la mode. A certaines périodes, les rondes étaient préférées... Des formes plus qu'épanouies... Actuellement... On vénère la minceur. Ou dans certains cas la maigreur. Je parle bien de mode. Parce que si vous demandez aux garçons ce qu'ils en pensent ils vous répondront souvent que les filles trop maigres ils ont "peur de les casser"... Malgré la décision prise lors d'un défilé qui a fait du bruit à Madrid, les choses en changeront pas. Et dès que l'on dépasse le 38, certaines filles se sentent mal dans leur peau. Et l'été arrive. On nous envahit de régimes... Certains sont même dangereux. Tout est bon pour perdre du poids. Même se nourrir exclusivement de tomates et de pomme... Sauf que c'est dur de s'arrêter de perdre... Le peur de ne pas se stabiliser, le physique qui ne nous convient toujours pas.

Et il y a celles qui... Dès qu'elles vont mal ou se sentent mal, passent leurs nerfs sur la nourriture. Dégainant d'abord ces 5 tablettes cachées dans la table de nuit. Puis descendant à une heure du matin se faire cuire un kilo de pâtes avant de se gaver de glace à la vanille. Jusqu'à cette fameuse cuillère, ou l'on se demande si l'on vomit ou si l'on ingère en se disant que l'on ira faire du sport le lendemain. Celles qui s'enveulent dès qu'elles grossissent. Parce que c'est la preuve même de leurs coups de blues qu'elles voudraient soigneusement cacher.

J'ai rencontré de nombreuses femmes qui préféraient rejeter la faute de leur problème avec la nourriture sur les hommes en me disant : "De toutes façons, ils ne veulent que des sacs d'os. Et même si c'est pitoyable à dire. Je ne veux pas finir seule."
J'ai rencontré de nombreuses femmes qui préféraient nier leurs problèmes, en me disant que tout va bien, alors que je sais qu'au moment où elles me parlent sur MSN, elles en sont à leur septième paquet de petits écoliers et qu'elles ne vont pas tarder à entamer leur dîner.

C'est facile de dire qu'il faut s'accepter. Douces paroles plus facile à proférer qu'à mettre en pratique. Les femmes, enfermées dans des siècles de silence, dans des éducations fermées, dans une timidité condamnable, dans une envie de ne pas déranger, ou dans une envie de ne pas se confier se jetteront quasiment systématiquement dans un rapport malsain avec la nourriture... Sans parler du lien avec les règles, les examens, le stress et autres choses gaies.
...Les souffrances féminines... Chapitre 4...

# Posté le mercredi 06 juin 2007 12:53

Modifié le mercredi 06 juin 2007 13:24

... Mes petits bouts de bonheur ...

Je ne crois pas avoir un jour parlé ici des enfants...
Je me le dois de le faire maintenant, ils ont été mes plus belles émotions de la journée... Et ma plus grande satisfaction depuis quelques années maintenant.

J'ai accompagné aujourd'hui deux classes de primaire (CP et CE1) à France Miniature. Arrivée à 10h40, dans un bus délabré sans ceinture... Mon petit groupe de neuf s'élance dans la visite, ayant établi un tour de rôle de lecture pour expliquer à quoi correspondent les monuments... Premier sourire, celui de Maxime qui arrive à lire tous les mots. A 11h, il pleut. Mais pas juste un peu. Genre, la grosse pluie qui vous rend malade... Et ma petite Vanessa qui avec son gilet manches courtes sur le dos grelotte comme pas permis. Mais plein de courage, nous continuons le chemin. Là, c'est le drame. Raphaël et Christopher ont une incroyable envie de faire pipi. De péripéties en péripéties, nous finissons devant un excellent déjeuner, avant des les emmener à l'attraction des voitures. Grands sourires, bisous, des petites mains qui se disputent pour tenir la mienne... Gil qui m'emmène dans un coin et éclate en sanglot, me disant ce qu'il vit au quotidien, ce qu'il n'a jamais dit aux maîtresses ou à ses copains, et qu'il me raconte alors que je ne le connais que depuis le matin... Une journée avec des enfants, sans coup de gueule ça n'existe pas. J'ai poussé le mien lorsqu'une petite a poussé Maxime et qu'il s'est superbement ramassé s'étant éclaté le bras au passage. Pause consolatrice, coup de gueule, et on repart. Long arrêt devant la Tour Eiffel et le Stade de France. On retourne au bus, on repart. Il pleut dans le bus, une barrière se referme dessus... Et là, mon petit morceau de bonheur... Stéphane qui s'assoit à côté de moi, de l'autre côté les deux Valentin, juste derrière Maximilien et Arthur... Et Stéphane qui me sert la main en me disant que je suis jolie... Discussions calmes, les 2h30 du retour que l'on ne voit pas passer. Et quand je descends la directrice hallucinée qui me dit que je devrais ouvrir ma propre classe dans l'école et ne prendre que les élèves difficiles. Il s'avérerait, que les enfants m'entourant sont des enfants qui posent beaucoup de soucis à leur maîtresse... Et il a déjà été prouvée pour une raison que j'ignore, que je m'entends bien avec tous les enfants, mais que j'ai une affinité particulière pour les enfants dits difficiles. La raison, je ne la connais pas. Mon calme ? Le fait que j'explique et que je ne m'énerve que rarement ? Je n'en sais rien. Je m'en fous. Mon plus beau moment de la journée, ce ne sont pas ces petites filles qui se battent pour savoir qui viendra dans mon groupe, ce n'est pas la bonne entente entre l'équipe, ce n'est pas la sortie... C'est le sourire de Stéphane qui baisse les armes et s'endort sur mon épaule.

Certains ne sont touchés que par leurs propres gosses. Tous m'apportent beaucoup de choses à leur manière. La plupart de mes plus grandes joies, et de mes plus beaux sourires, je leur dois. Malgré tout ce que l'on dit sur eux, leur mauvaise éducation, ceci, cela. Ils sont francs, sincères, chiants, malins... Ils nous poussent au-delà du supportable. Ils restent une des plus belles parties de ma vie.
... Mes petits bouts de bonheur ...

# Posté le vendredi 22 juin 2007 13:24

... Un livre ...

Geisha, Arthur Golden

Une petite fille de neuf ans, aux superbes yeux gris-bleu, tels ceux de sa mère qui se meurt, est vendue par son père, un modeste pêcheur, à une maison de geishas : ainsi commence l'histoire de Sayuri au Japon des années trente. C'est à travers son regard d'enfant malheureuse que l'on découvrira Gion la décadente, le quartier du plaisir à Kyoto, avec ses temples resplendissants, ses théâtres raffinés et ses ruelles sombres. C'est à travers son initiation et sa métamorphose que l'on apprendra l'art d'être geisha, les rites de la danse et de la musique, les cérémonies de l'habillage, de la coiffure et du thé, comment il sied de servir le saké en dévoilant à peine son poignet, comment surtout il faut savoir attirer l'attention des hommes et déjouer la jalousie des rivales.
Née sous le signe de l'eau, n'agissant jamais sans consulter son almanach, franchissant épreuve sur épreuve, Sayuri nous entraîne dans le tourbillon des choses de la vie, futile et tragique comme la Seconde Guerre Mondiale qui détruira Gion. Femme amoureuse toutefois, éprise d'un homme de qualité, elle raconte aussi, toujours de sa voix limpide et inoubliable, la quête sans cesse recommencée de la liberté.

***

"Les hommes ont un genre de... enfin, d'anguille. Les femmes n'en ont pas. [...] Ce n'est pas une anguille à proprement parler, mais dire qu'il s'agit d'une anguille rend les explications plus faciles. Donc, cette anguille passe sa vie à chercher un nid. Or les femmes ont une caverne, où les anguilles aiment se nicher. Le sang coule de cette caverne, tous les mois, quand "Les nuages passent" comme on dit. Peut-être ne le sais-tu pas, mais les anguilles sont jalouses de leur territoire. quand elles ont trouvé une caverne qu'elles aiment, elles frétillent à l'intérieur pendant un moment pour s'assurer que... c'est une caverne agréable, sans doute. Quand elles en sont persuadées, elles marquent leur territoire en crachant. Tu comprends ?"

"Quelles que soient nos luttes, nos triomphes, quelle que soit la façon dont ils nous affectent, ils ne tardent pas à se fondre en un lavis, à s'estomper, comme de l'encre diluée sur du papier."

***

J'avais aimé le film. Le livre, c'est plus qu' "avoir aimé". Habituellement, j'éxècre les fins de livre, retour à la réalité. Certains livres nous font littéralement voyager quand on en reprend le cours et les lignes, c'était le cas pour celui-ci. La dernière page, la dernière ligne, le dernier mot. Je dois me déconnecter, "Ainsi soit je" dans mon baladeur. Retour doux. Mais l'impression d'une petite mort.
C'est dans ces moments-là que je comprends pourquoi j'aime les livres. Et pourquoi la lecture n'est plus uniquement une passion, mais un besoin...
... Un livre ...

# Posté le mardi 26 juin 2007 16:16

Modifié le jeudi 28 juin 2007 07:37

Sept choses...

Chaque personne décrit sept choses à propos d'elle-même.
Ceux qui ont été tagués doivent écrire sur leur blog ces sept
choses ainsi que ce règlement.Vous devez taguer sept autres
personnes et les énumérer sur votre blog.

... Merci Mylenange... [C'est con, mais ça fait plaisir que tu m'aies notée.]

Première chose

Le doute... Qu'il s'agisse de moi, de monbesoin de perfection, des autres. Je doute de tout, tout le temps. Je prends rapidement mes décisions. Mais tout ce que je fais est fait dans l'incertitude, la remise en question, et cette notion de fatalité qui me colle à la peau, tout cela m'amène à douter et à avancer d'une manière un peu particulière et chaotique.

Deuxième chose

Les chiffres impairs... Mon côté supersticieuse. Je déteste les chiffres pairs, trop simples, trop évidents pour être francs.

Troisième chose

Des projets... Des projets de cadeaux, des projets de sorties, des projets de WE un peu fous. Ils ne sont pas forcèment concrétisés, faute de moyens financiers, mais toujours souhaités et marqués par un gros investissement de ma part. Pas de désillusion lors de l'abandon, juste cette petite phrase : "Plus tard"...

Quatrième chose

Les enfants... Encore et toujours. Leur franchise, leurs sourires, leurs mains. Leur simplicité, leur complexité. Les bases de ce qu'ils seront plus tard, et ma possibilité d'influer ne serait-ce qu'un peu sur ce qu'ils seront. Les écouter me dire ce qu'ils ressentent, ce qu'ils vivent, ce qu'ils supportent en conservant cette force en eux.

Cinquième chose

Les activités manuelles... Ce besoin de m'occuper les mains, de toujours faire quelque chose en même temps. De créer, ou d'inventer (Un paon qui ne ressemble à rien, un bougeoir bancal...) Laisser une trace de moi... Parfois.

Sixième chose

La culture... Dans son ensemble. Les cultures étrangères, passées. La culture littéraire, artistique, picturale, musicale... La culture dans son ensemble. J'aime l'art, l'inconnu, et à mon humble avis, on oublie la nécessité de connaître sa culture pour comprendre ce et ceux qui nous entourent... J'aime les livres et leurs voyages, j'aime la musique et mes oublis.

Septième chose

L'Autre.

Je ne taguerai pas qui que ce soit, vu que je connais peu de personnes ayant un blog mais n'ayant pas déjà fait ce petit "questionnaire libre"... Cependant, dans les commentaires vous pouvez le faire... :D
Sept choses...

# Posté le mercredi 04 juillet 2007 05:46

...Féérique...

Quelques voyages hors du temps... Besoin de m'échapper.
J'ai trouvé mon bonheur... Notamment grâce au spectacle "Allegria" du Cirque du Soleil, un spectacle magnétique, devant lequel je suis restée bouche bée... Juste 2h de pure magie, où le corps est très certainement le plus bel objet esthétique qui soit...
Et un week-end à Deauville... Merci à Vous.

Il y a tellement de moyens de se laisser glisser vers un ailleurs... Un bon film, ma musique dans mes oreilles, l'orgasme, l'art, ma main qui caresse mon chien endormi sur mes genoux pendant que je regarde un film.
Si je vous semble si loin... C'est certainement parce qu'en partie je suis trop touchée par tout. ne m'en voulez pas si je n'ai pas les mots justes, si je vous semble distante. C'est juste ma façon d'être...

# Posté le mardi 17 juillet 2007 08:30